L’assurance vie est il encore le placement le plus intéressant pour structurer son patrimoine ?

Classé dans : Economie | 0

Les diverses modifications fiscales (loi sapin 2 et flat tax) et les mesures prises par les banques centrales ont quelque peu fait modifier l »impact et l’intérêt de ce placement préféré en terme de protection et de transmission de patrimoine pour les français. La politique lancée par les banques centrales a fait s’effondrer les rendements en euros depuis 5 ans. Avec des nouvelles obligations dont les taux sont en négatif par moment, les assureurs ont continué à acheter de la dette d’état française notamment, afin de garantir le marché des obligations. En ce sens, les situations ont fait effondrer les taux de rendements sur la part des fonds en euros. Pour que l’assuré ne vienne pas à se poser la question de la rentabilité des fonds en euros dit « garanti », l’idée d’un arbitrage vers des fonds plus spéculatifs va permettre de viser de meilleures rentabilité. Les détenteurs de contrats d’assurance vie font comme 90% des investisseurs sur ce contrat : une fois les déposés sur cet actif, ils n’y reviennent plus et laissent le contrat en l’état, car il visent la notion de transmission pour leurs héritiers et se contentent d’une rentabilité basse.

Or, les assureurs pour la plupart ont décidé de ne plus vendre à partir de 2017 les contrats garantis en euros, par risque de ne pas pouvoir assumer le risque des fonds en cas de demande de rachat massif par les assurés des dits fonds en Euros. D’ailleurs la loi Sapin 2 est venu garantir l’avenir de traitement de ses rachats massifs afin que le pilotage se fasse dans l’intérêt des assureurs et des assurés si un risque systémique telle qu’un crack du marché obligatoire venait à se produire un jour. Cette donnée demande un pilotage des actifs à l’intérieur de leurs contrats pour générer une rentabilité de choix. Les anciens contrats dont les obligations sortaient à 7 % n’existent plus. Ces rentabilités s’éteignent au fur et à mesure de la fin de ces vieilles oblig.

La solution pour mieux piloter son contrat d’assurance vie

Nous avons vu se croiser les rentabilités des actions et des obligations dans le sens inverse. Jamais la rentabilité des actions sur certains secteurs tels que les dotcom, la pharmacie, le bâtiment n’a autant flambé après la crise des subprimes en 2008/2009. Les marchés US présentent une pente ascendante depuis 2011 juste phénoménale. A l’intérieur des contrats d’assurance vie, se trouve notamment des fonds sur lesquels l’investisseur peut investir.

On y trouve des fonds de fonds, des gestions déléguées, des gestions selon le type de spéculation. Il est dans l’intérêt du client de faire le point sur ces fonds et d’arbitrer pour laisser son fonds en euros de coté, car on ne peut plus considérer que ce fond est garanti car il ne l’est plus. Les assureurs ont su lancer d’autres fonds permettant de rentabiliser les dépots financiers. Pour cela, il faut une implication des clients à savoir vérifier l’évolution des fonds choisis, de savoir arbitrer constamment les fonds, et de ne pas viser que la notion de la succession comme de nombreux assureurs le  présentent. Ce contrat est un actif financier, ne l’oublions pas qui doit donner de la rentabilité par rapport à l’inflation actuel. C’est un outil formidable au même titre que l’investissement locatif ou que l’investissement dans des entreprises en tant qu’actionnaire.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *